Des arbres majestueux

Lors de votre prochain passage dans la forêt tropicale de la Guadeloupe, vous serez impressionné par la majesté des arbres qui poussent en ces lieux. Ces végétaux atteignent parfois une hauteur de plusieurs dizaines de mètres. Vous serez étonné par la dimension imposante de leur base et de leur tronc. L’enchevêtrement des racines et des contreforts représente des sculptures naturelles inédites qui peuvent esquisser la forme de monuments en raison de leur taille hors du commun.

Le gommier blanc constitue un des arbres caractéristiques de la forêt tropicale guadeloupéenne. Il peut parfois culminer à 35m de hauteur, pour un diamètre de 1,5m. Sa particularité réside dans sa sécrétion d’une gomme blanche inflammable qui exhale de forts effluves de térébenthine. Cette résine est collectée pour la confection d’encens et de torches. Autrefois, les Amérindiens utilisaient son bois pour construire des pirogues. De nos jours, les Guadeloupéens recourent à ce bois pour fabriquer des meubles, des caisses, des bardages et des charpentes.

Des espèces endémiques

Vous trouverez aussi au sein de cette forêt dense et humide de la Guadeloupe le palétuvier jaune. Vous serez étonné par sa forme curieuse de sa base. Les racines ceignent en effet le tronc de l’arbre, lui conférant ainsi une structure stable même si le terrain est marécageux. L’acomat boucan présente également cette particularité. Ses gigantesques racines lui permettent d’éviter d’être déraciné lors du passage des cyclones tropicaux. Jadis, il représentait un paravent naturel durant le boucanage de gibiers.

Le marbri constitue une matière première de choix pour les artisans guadeloupéens. La couleur rouge particulière de son bois permet en effet de réaliser une multitude d’objets. Cet arbre est aussi appelé « bois bander », pour la bonne raison que son écorce est réputée détenir des vertus aphrodisiaques. Vous trouverez également du bois-côtelette noir et du magnolia, des espèces endémiques de cette région du globe, ainsi que du laurier de montagne et de l’acajou blanc. Pour les reconnaître, suivez les sentiers de découverte qui sillonnent à travers la forêt tropicale guadeloupéenne.

mardi 10 janvier 2012, par Redaction 3

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