Le parc des roches gravées de Trois-Rivières, un héritage des Indiens Arawaks

Localisé dans l’arrondissement de la Basse-Terre, le canton de Trois-Rivières est une destination touristique de choix pour les passionnés de découvertes et de farniente sur la plage. Avec sa superficie de 31,22 km2, le territoire abrite de nombreuses attractions touristiques à l’instar de la plage de Grande-Anse, le Musée de la Graine, La Villa Pastorale, les Fleurs du Jacmel… Le célèbre parc des roches gravées quant à lui immortalise les grandes lignes de l’histoire de ce canton. Une attraction à ne pas manquer lors de votre visite de Trois-Rivières.

Selon l’histoire, Trois-Rivières est le haut lieu de la civilisation précolombienne en Guadeloupe. Vers 300 ans après la naissance de Jésus-Christ, les Indiens Arawaks d’Amazonie arrivent en Guadeloupe et s’installent dans le canton de Trois-Rivières. Vers l’an 600 après Jésus-Christ, des tribus indiennes plus puissantes les chassent du territoire. Malgré ce déclin, les Arawaks ont laissé des marques indélébiles de leur passage sur Trois-Rivières. Ces marques ne sont autres que les fameux pétroglyphes des Arawaks, actuellement conservés dans le parc archéologique des roches gravées de Trois-Rivières.

La visite du parc des roches gravées de Trois-Rivières

S’étalant sur un espace d’un hectare environ, le parc archéologique des roches gravées de Trois-Rivières abrite 22 roches ornées de 230 gravures environ. Dispersées au milieu du jardin botanique, ces roches historiques intègrent des gravures élémentaires sur buste, sur pied, ou encore des modèles représentants uniquement une tête. Une des gravures les plus connues du parc de Trois-Rivières est celle baptisée « le cacique » par le gouverneur Emile Merwart au début du XXe siècle. Une gravure matérialisant les traits d’un homme chauve-souris. Dans l’ensemble, les roches gravées du parc des Trois-Rivières ont des significations religieuses.

Le parc archéologique des roches gravées de Trois-Rivières a été créé au début des années 1970 sous l’initiative de la Société d’Histoire de la Guadeloupe. Le parc a été classé monument historique par le Ministère de la Culture le 26 février 1974 puis, ouvert au public le 28 juin 1975. Tout en admirant les fameuses roches gravées des Arawaks, vous aurez également l’occasion d’apprécier les espèces végétales endémiques poussant dans ce parc archéologique. Parmi ces végétaux s’alignent entre autres les lantaniers, les figuiers maudits, le roucou ou encore le calebassier.

mercredi 7 juillet 2010, par redaction

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