Les étapes traversées par la littérature guadeloupéenne

La littérature en Guadeloupe a connu différentes étapes et ne cesse d’évoluer jusqu’à maintenant. La couche profonde d’écrits en créole, qu’on appelle « protolitterature », furent les écrits rédigés en créole par des francophones. C’est le Père Dominicain LABAT, par son ouvrage intitulé "Nouveau voyage aux îles de l’Amérique", écrit en 1722, qui fut le pionnier de la littérature créole.

En 1860, l’écrivain Paul Baudot a inauguré ce qu’on appelait la « pré-littérature ». C’était la période où ont été traduites en créole les Fables de La Fontaine. La fable, genre littéraire proche de l’oralité, est restée vivante en terre créole et surtout en Guadeloupe. Dans ce sens, la fable intitulée « Zayann », publiée par les guadeloupéens Hector Poullet et Sylviane Telchid, en 2002, a connu un grand succès.

La mise en place en Guadeloupe, en 1957, de l’Académie Créole Antillaise ou l’ACRA, conçue par Gilbert de Chambertrand, Bettino Lara et Rémy Nainsouta, a motivé la bourgeoisie guadeloupéenne qui a pris conscience de l’importance de la littérature créole.

Dès 1970, avec la naissance de la "révolution créolisante" définissant le Créole comme une vraie langue, et dont Hector Poullet et Tony Repaire, furent les artisans en Guadeloupe, les écrivains ont commencé rompre avec le courant de la poétique française en privilégiant l’oralité créole basée sur les contes, les devinettes, les proverbes etc.……..

La culture à travers la danse et la musique

La culture s’exprime également par la danse et la musique en Guadeloupe.
Le GWO-KA est apparu du temps des esclaves. C’est un moyen d’expression liant le chant, la danse et la musique traditionnelle. D’habitude, le gwo-ka n’obéit pas à des règles ou paroles préétablies ; c’est plutôt une improvisation des chanteurs et des danseurs.

Le BOULAGUE est caractérisé par une musique vocale autour d’un accompagnement rythmique à l’aide d’onomatopées.

Le QUADRILLE est une danse comprenant à la fois des apports d’origine européenne et des apports d’origine africaine. Ici l’entrée en lice des instruments modernes tels les violons, l’accordéon, ou des instruments traditionnels, le tambour, le cha-cha, en donne un aspect fortement métissé.

Signalons enfin que de nos jours, les jeunes de la Guadeloupe ont créé d’autres formes musicales telles que le Zouk, le Reggae etc.…. et font parler d’eux à travers le monde entier. A l’instar de « Bel Bel Zobé » de Tony Repaire, publié en 1979, la littérature guadeloupéenne véhicule un message culturel et politique. Il en est de même pour la musique et la danse qui prennent souvent une forme satirique pour dénoncer les inégalités sociales du pays.

mardi 24 août 2010, par Edito Guadeloupe

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