Le Musée Schoelcher

Le Musée Schoelcher vous propose de découvrir une partie de l’histoire de la Guadeloupe, notamment celle de l’abolition de l’esclavage. Cette histoire commence par le nom même du musée, Schoelcher, l’homme qui a lutté pour la liberté des esclaves durant la période coloniale. Victor Schoelcher de son vrai nom est né le 21 juillet 1804. A l’âge de 25 ans, lors d’un voyage au Mexique, un passage par les Antilles est l’occasion pour lui de découvrir l’esclavage et ses pratiques. Il commencera à lutter contre ce mal une année plus tard, en 1830. Pour ce faire, il écrit et publie un manifeste contre l’esclavagisme. Il s’acharne contre cette pratique inique et se voit nommé le 04 mars 1848 par le gouvernement français président de la commission d’abolition de l’esclavage. Plus tard, il deviendra une personnalité politique de la Guadeloupe.

Fils d’un artisan porcelainier, Schoelcher possédait une collection de figurines en porcelaines. Afin de rendre hommage à son action, les guadeloupéens ont construit à Pointe-à-Pitre une élégante maison pour recevoir cette collection de figurines en porcelaines que Schoelcher a léguée à la Guadeloupe en 1883. Cette collection est composée des créations de son père et de répliques des plus grandes œuvres du Louvre. Le Musée Schoelcher transmet également cette histoire sur l’esclavagisme en Guadeloupe à travers des documents d’époque, des gravures ainsi que des portraits illustrant la vie des Noirs à cette époque. Le Musée Schoelcher a été inauguré le 03 juillet 1887. La bâtisse coloniale qui abrite le Musée constitue elle-même une visite, avec le buste en bronze de Victor Schoelcher à l’entrée.

Le Musée Saint-John Perse

Toujours à Pointe-à-Pitre, à l’ouest de la Grande-Terre, le Musée Saint-John Perse est un musée d’un autre genre. Saint-John Perse était un écrivain français natif de Pointe-à-Pitre. Le Musée relate la vie quotidienne en Guadeloupe entre le XIXè et le XXè siècle et celle-la même de l’écrivain. Il abrite, au rez-de-chaussée, une reproduction de la vie sociale de l’époque coloniale, avec les hiérarchies établies : maîtres, mulâtresse, esclaves, etc représentés par des mannequins. La scène se passe dans la demeure d’un riche homme de l’époque avec une maison aux lustres et mobiliers anciens et luxueux. La pièce met également en exergue le clivage au niveau de l’allure et de l’apparence extérieure. Au dernier étage du Musée se trouve par ailleurs l’histoire de la vie littéraire de Saint-John Perse.

Le Musée Saint-John Perse a pris place dans l’ancienne Souques-Pagès, la demeure des propriétaires des usines de sucrerie Darboussier, une des plus belles constructions coloniales toujours sur pied en Guadeloupe. Rien d’étonnant quand on sait qu’elle a été conçue par Gustave Eiffel, lui-même. La maison est particulièrement captivante avec son large balcon métallique et sa frise en zinc. La maison et son architecture coloniale, le Musée et ses histoires ont fait du Musée Saint-John Perse un monument historique en 1979. En y entrant, vous effectuez un voyage dans le temps. Vous saurez également qui était Saint-John Perse ou Alexis Saint Léger de son vrai nom : ses débuts en tant qu’écrivain, ses idéaux, son attachement à la Guadeloupe. Tout cela fait partie de la richesse culturelle de cet archipel antillais.

samedi 23 janvier 2010, par redaction

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