Le lamantin, un animal en danger d’extinction

Au cours de la 7e Conférence des parties sur la Convention de Carthagène, le projet de réintroduction du lamantin des Antilles en Guadeloupe a été officiellement reconnu et encouragé par les participants. Cet animal marin est en effet classé parmi ceux qui sont en danger d’extinction et figure sur la liste rouge de l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature. Cet ambitieux programme est initié par le Parc national. Il implique de nombreux partenaires internationaux et locaux.

Ce projet joue un rôle primordial pour la sauvegarde de cette espèce menacée de disparition. En réintroduisant ce mammifère dans ses eaux territoriales, la Guadeloupe pourrait également reconquérir un élément très important de sa biodiversité. Les initiateurs souhaitent que le programme contribue à l’amélioration de la gestion du patrimoine culturel et naturel de l’archipel. Ils espèrent aussi que la présence du lamantin des Antilles inciterait les acteurs locaux à œuvrer pour la protection et la préservation des richesses de cette île hors du commun.

Les 2 phases du projet

Le projet en question s’échelonne en deux phases. L’étape préparatoire, s’étalant sur 3 années, a débuté en 2010. Elle consiste à faire des recherches sur le site d’accueil, des études préliminaires, des analyses. La mise en place d’un partenariat avec les autres pays de la mer des Caraïbes, l’obtention de l’adhésion des différents acteurs locaux et de la population intègrent aussi cette première phase. En tout cas, la majorité des Guadeloupéens est favorable à la réintroduction de cette espèce.

La seconde phase porte sur la réalisation et le suivi. Elle va durer 5 ans au cours desquels des lamantins seront prélevés auprès des pays donateurs et relâchés dans le site de destination, la baie du Grand Cul-de-sac marin. Au cours de cette période, les déplacements des animaux seront dépistés au moyen de balises radio satellites. Ces dispositifs permettront aussi de faire des études sur leur comportement et d’observer leur état de santé. Ces deux étapes seront combinées à des actions de communication et de sensibilisation du public.

mardi 15 janvier 2013, par Redaction 3

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