25 sites recensés par les archéologues

Les touristes qui viennent en Guadeloupe connaissent très bien le parc des roches gravées sis à Trois-Rivières. Toutefois, l’archipel possède d’autres sites remarquables disséminés dans la commune de Vieux-Habitants jusqu’à Capesterre Belle-Eau. Les archéologues ont recensé au moins 25 sites ainsi que 1 200 gravures. Deux grottes ornées ont aussi été découvertes dans une zone karstique située dans les communes de Marie-Galante et du Moule. Les résultats des recherches réalisées par le service archéologique au sein du Conseil régional de la Guadeloupe ont permis de conclure que la majorité du territoire guadeloupéen a été jadis occupé par des peuples amérindiens depuis plus de 10 siècles avant Jésus-Christ.

Des preuves de la présence d’une communauté amérindienne

Récemment, les archéologues ont intensifié leurs explorations dans la région sud de Basse-Terre. À Capesterre Belle-Eau, les fouilles ont permis de découvrir des vestiges de villages amérindiens sur lesquels ont été construits des bâtiments agricoles du temps de la colonisation. Derrière la plage de Roseau, un objet travaillé avec un os de lamantin prouve la présence d’une population taïno sur ces lieux il y a des milliers d’années. Aux environs de la cathédrale de Basse-Terre, les fouilles ont permis de constater que des sépultures et des vases funéraires ont été ensevelis sous la ville. Les chercheurs ont aussi trouvé des traces de carbets où vivait 2 300 ans auparavant une communauté amérindienne.

Des vestiges de nombreux villages

À proximité de la station de pétroglyphes implantée au bord de la rivière du Plessis, les recherches ont abouti à la découverte de vestiges de nombreux villages amérindiens qui y ont été construits entre les 6e et 9e siècles de notre ère. Sur le site situé auprès de la plage des galets, les archéologues ont retrouvé des roches représentant un homme dans une position de domination et une femme en phase d’accouchement. Une tête d’oiseau taillé dans le roc a été aussi mise à jour à Capesterre Belle-Eau. Ces gravures, qui représentent dans la plupart des cas des idoles, traduisent les croyances et les mythes de la population amérindienne.

lundi 17 juin 2013, par Redaction 3

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