Histoire de Marie-Galante

Appelée Aïchi par les Huécoïdes, Touloukaéra par les Arawaks qui habitèrent l’île avant les Caraïbes, Marie-Galante tient son nom de la « Maria Galanda » sur laquelle Christophe Colomb aborda l’île au cours de son second voyage en 1493. Les colons français s’y installèrent à partir du 17e siècle, vite chassé par les Caribéens vers 1653. Français et Anglais revinrent, firent la paix avec les Caraïbes et commencèrent la culture de la canne à sucre avec des esclaves importés d’Afrique. Plusieurs fois pillée, prise et reprise, libérée puis de nouveau réduite à l’esclavage, l’île n’acquit sa liberté qu’au prix de sanglantes batailles.

Entre art et histoire

Aujourd’hui, Marie-Galante arbore fièrement les témoignages de son passé à la fois riche et douloureux : les quelque 70 moulins encore debout sur l’île, les restes des usines à sucre, à l’instar de celui du Trianon, les marchés aux esclaves et la stèle commémorative de la « Mare au punch ». L’habitation Murat, ancienne demeure de riches colons sur le plus grand domaine sucrier de la Guadeloupe, est aujourd’hui un écomusée dédié à l’Art et à la Tradition populaire de l’île, riches de leurs origines multiples (indiennes, africaines, etc). Le moulin de Bézard, restauré et de nouveau fonctionnel est également ouvert aux visites.

Une nature qui respire la générosité

La nature a été particulièrement généreuse avec Marie-Galante en la dotant d’un ensemble naturel varié qui respire la douceur de vivre, entre farniente et fêtes traditionnelles. Ses grandes plages et petites criques de sable blanc, ses lagons entourés de récifs coralliens invitent au repos et aux plaisirs de la mer. Dans l’arrière-pays, offrez-vous une balade en charrette dans des paysages bucoliques. Si vous aimez la marche, des sentiers de randonnée vous mèneront vers la Gueule grand gouffre, sur la Caye plate ou aux abords de la rivière de Vieux-Fort. Ponctuez vos sorties de haltes gastronomiques et n’oubliez pas de goûter le rhum local, à consommer avec modération.

vendredi 26 octobre 2012, par Redaction 3

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