La distillerie Bologne en histoire

La distillerie a gardé le nom des propriétaires protestants originaires du Dauphiné qui avaient émigré aux Pays-Bas au XVIe siècle. Emigrée en Amérique, la Famille Bologne a créé des sucreries qui étaient les plus importantes en Basse-Terre avec la culture de la canne, le commerce du sucre et du rhum pour l’export en Europe. Mais suite à certaines difficultés financières, les Bologne étaient dans l’obligation de vendre, ce qui a permis à Jean-Antoine Ame-Noël homme libre de couleur et ancien pêcheur de reprendre le domaine, le 26 mai 1830. Après de nombreux propriétaires, la Distillerie Bologne est vendue aux enchères à la société Le Dentu et Cie en 1873 pour devenir une industrie sucrière. Mais endettée, elle est remise aux enchères et adjugée à Louis Henri de Pompiray en 1887. Suite à son décès, c’est Louis Sargenton-Callard qui la reprend pour la transformer en distillerie moderne.

Aujourd’hui, sensibilisée aux problèmes environnementaux, la distillerie Bologne a décidé de respecter l’environnement car la distillation de la canne à sucre crée des rejets polluants. Les résidus liquides de distillation sont rejetés à la mer ; les résidus de cannes broyées sont brûlés pour produire de l’énergie aux moulins et aux colonnes de distillation. La distillerie Bologne estime qu’il est important de gérer les déchets de distillation pour respecter l’environnement. Elle a rénové ses équipements en 2004 et la bagasse est incinérée dans une chaudière pour les besoins thermiques et électriques. L’eau polluée est traitée sur le site pour être réutilisée. La distillerie s’autoalimente également en électricité, réduit les coûts de traitement de fumée et crée des emplois. Comme tout est devenu automatique, une surveillance régulière est obligatoire : contrôle visuel, prélèvements, analyses, vérifications.

Les produits de la distillerie Bologne

La Distillerie Bologne produit du rhum « guildive » ou « tafia » fabriqué avec des mélasses et des résidus de fabrication du sucre. Cette distillerie fabrique du rhum agricole de très grande qualité à base de jus de canne ou vesou. La récolte se fait manuellement pour conserver sa pureté et son goût. Arrivées au moulin, les cannes sont broyées afin d’extraire le jus pour ensuite être stockées dans une cuve de fermentation après filtrage. Les résidus, fibres de canne appelées bagasses sont recyclées pour faire fonctionner la distillerie. Contenant des levures, le vesou transforme le sucre du jus en alcool ; la fermentation dure 48 heures. Le jus fermenté ou vin chauffé par l’alcool s’évapore, les vapeurs d’alcool sont recueillies pour devenir du rhum. Avant expédition et commercialisation, le rhum Bologne est embouteillé et stocké dans des foudres en inox et en bois.

La distillerie Bologne produit 5 sortes de rhums. Le Rhum Vieux 42% a une couleur ambrée, teinte cuivrée avec reflets vieil or. A la dégustation, vous découvrirez un goût suave et généreux, ponctué par un goût d’abricot sec et de figue avec une longueur étonnante sur le palais. Le rhum à 55% est élaboré à partir de cuvées spéciales avec des notes herbacées mélangées avec un peu de citron. Le rhum à 50% a un goût citronné avec un fond de pommes surettes. Il peut être consommé en punch avec un peu de citron et de sucre de canne qui se boit agréablement au soleil. Le rhum ambré à 45% a un goût de réglisse et de vanille à consommer en punch, long drink ou digestif. La Cuvée Spéciale Chevalier de Saint-Georges est un grand rhum à la robe vieil or. C’est une Cuvée pour les amateurs qui apprécieront son parfum boisé avec une note de vanille, de cannelle.

mercredi 16 juin 2010, par redaction

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