L’histoire du musée du rhum

Il va sans dire que l’histoire du musée du rhum de Sainte-Rose est liée à la personnalité de Léopold Reimonenq, son initiateur. Au début, le moment n’était pas favorable pour lancer un tel projet. En effet, l’idée de créer un musée a germé dans son esprit au moment où la filière distillerie a connu une cascade de fermetures et que la plantation de canne à sucre a fait l’objet d’un déclin notoire. Les méfaits des intempéries et les maladies qui ont rongé les cultures viennent s’ajouter à cette situation qui n’augurait pas de perspectives prometteuses. Malgré tout, Léopold Reimonenq , son initiateur, s’en tenait à son projet tout en faisant preuve d’une persévérance et d’imagination.

Toutefois, l’intérêt des acheteurs du rhum sur sa fabrication et leur souhait de visiter la distillerie ne faisaient qu’encourager la famille Léopold Reimonenq à concrétiser son projet. Elle a commencé par collecter tous les objets abandonnés sur la plantation dont certains y ont été laissés depuis des décennies. Léopold Reimonenq a rappelé même qu’il faisait deux fois le tour du monde ; ce qui lui a permis de ramener des objets pour le musée. Son ouverture officielle, prévue pour le mois de Septembre 1989, a été reportée en mars 1990, suite au cyclone Hugo qui a ravagé la Guadeloupe.

Le musée du rhum en Guadeloupe

Il est important de signaler au passage que malgré son nom, le musée du rhum revêt de multiples facettes. Aussi, le premier étage permet aux visiteurs de voir une collection d’insectes, d’une part et de maquettes de bateaux, d’autre part. Ce local est un lieu privilégié pour admirer quelque 5000 insectes collectés dans le monde et une quarantaine de maquettes de voiliers…

Quoi qu’il en soit, l’intérêt de cet endroit reste le rhum et le rez-de-chaussée est entièrement consacré à la fabrication ancestrale de ce « breuvage ».

L’intérieur du bâtiment permet d’observer des objets archaïques, combinés au savoir faire des hommes qui ont permis au cours des siècles la fabrication d’un alcool faisant la réputation des Antilles. Aussi, l’alambic "zombi", servant autrefois à la fabrication d’alcool de contrebande, est rangé magnifiquement avec les Dames-Jeannes, la forge, le moulin à vent, la charrette à bœufs, le bât du mulet.

L’on apprend au cours de la visite que le père Labat fut le premier à fabriquer un alambic, spécialement dédié pour la distillation du rhum. La même source dévoile que le rhum agricole n’existe pas encore en 1640 et que l’idée de fermenter le jus de canne à sucre pour en avoir, n’apparaissait que deux siècles plus tard.

Bref, la visite du musée de rhum est une idée de sortie en Guadeloupe à ne pas manquer du fait que le rhum est une boisson liée à la culture et aux traditions locales.

vendredi 5 février 2010, par Edito Guadeloupe

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