Le cocotier de la Guadeloupe et ses vertus

Ondulant au gré des vents, les feuilles des cocotiers embellissent les plages des îles de la Guadeloupe. En Grande-Terre comme en Basse-Terre, dans les lieux publics ou dans les propriétés privées, les cocotiers font partie intégrante du paysage guadeloupéen. C’est l’un des arbres qui règnent en maître dans ce département français. Par ses nombreuses vertus et ses utilités multiples, il est considéré comme l’arbre roi en Guadeloupe. Son fruit, la noix de coco possède de nombreux oligo-éléments qui apportent de nombreux bienfaits au corps. La noix de coco est protectrice et énergétique.

L’eau de coco et la sève sucrée venant de l’inflorescence du cocotier, appelée « toddy », sont très riches en vitamine C, aidant à l’assimilation du fer, elles facilitent le métabolisme. La noix de coco fermentée renferme une quantité importante de vitamines B1, B2 et B3. Elle contient également du potassium, à raison de 380 mg pour 100 g, des fibres à hauteur de 9,5 g/100g, du fer, du magnésium, du phosphore, du cuivre et du zinc. La noix de coco arrivée à maturité est très calorique et contient beaucoup de matière grasse. En outre, le lait de coco peut être utilisé comme laxatif, l’huile de coco comme purgatif, l’eau de coco comme diurétique, la fibre de la noix comme anti-infectieux…

Utilisations du cocotier de la Guadeloupe

La pulpe de la noix de coco peut être séchée pour obtenir du coprah. Ce dernier peut servir comme huile alimentaire, il est également utilisé dans la fabrication du savon, de tourteaux pour le bétail, ou transformé en margarine. Le chou du cocotier, c’est-à-dire le bourgeon terminal du palmier entre dans la composition de succulents plats guadeloupéens. Le toddy permet de fabriquer du sirop, du sucre et du vin de palme lorsqu’il est fermenté. Les fibres qui enveloppent la noix permettent aux artisans de créer des objets de toutes sortes : brosses, cordes, paillassons, tapis… La coque de la noix sert à fabriquer des bijoux, des ustensiles de cuisine, des bouteilles, des gobelets, des lampes, etc.

Sa dureté et son aspect marbré font du bois de cocotier un matériau très apprécié dans la confection de meubles, de maisons, de poteaux ou de clôtures. Les guadeloupéens obtiennent également du charbon de bois avec les déchets du tronc et la bourre enveloppant la noix de coco. Préalablement trempées dans l’eau de mer, les palmes du cocotier servent à fabriquer les toitures et les parois des habitations, ainsi qu’à confectionner des paniers, des sacs à main, des nattes, des vêtements, des matelas, des chapeaux… Des cordes peuvent être obtenues à partir des fibres de la bourre, pouvant également remplacer la tourbe pour le compostage. Enfin, phénomène très rare, une "perle" de grande taille peut parfois se former naturellement à l’intérieur de la noix.

vendredi 5 février 2010, par redaction

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